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Une présidence du CIO transphobe ?

Julien Claudé-Pénégry

La campagne pour la présidence du Comité International Olympique (CIO) est marquée par des positions controversées sur la participation des athlètes trans. Sebastian Coe, grand favori de l’élection, a annoncé son intention de bannir les femmes trans, ainsi que potentiellement les personnes intersexes, des compétitions olympiques.

Cette déclaration suscite une onde de choc dans le milieu sportif et au-delà, alors que les questions d'inclusivité et de droits des personnes trans continuent d'évoluer. Kirsty Coventry, ancienne nageuse et également candidate, partage une vision similaire en promettant d'exclure les femmes trans des épreuves olympiques.

Ces positions soulèvent des inquiétudes quant à la montée de la transphobie dans le sport, un secteur déjà en proie à des débats houleux sur l’équité et l’inclusion.Les défenseurs des droits humains dénoncent ces propositions comme des discriminations qui pourraient nuire à la représentation des personnes trans et intersexes. La communauté LGBTQ+ et de nombreux athlètes appellent à une réflexion plus profonde sur la diversité et l'inclusion dans le sport, plaidant pour une approche qui respecte les droits de chaque individu tout en garantissant des compétitions équitables. L'élection du prochain président du CIO en mars pourrait s'avérer déterminante pour l'avenir des politiques sportives face à ces enjeux cruciaux. 

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