La police de l'Anhui, dans l'Est de la Chine, a intensifié sa répression contre les écrivains de fictions érotiques gays, entraînant de lourdes amendes et des peines de prison. Depuis juin, plus de 50 auteurs ont été arrêtés pour avoir publié des œuvres sur le site taïwanais Haitang Culture, accusés de produire et diffuser du matériel pornographique. Les peines vont jusqu'à 4 ans et demi de prison.
Selon des avocats, ces sanctions sont disproportionnées, les écrivains risquant jusqu'à la réclusion à vie pour des gains dépassant 250 000 yuans (34 500 USD). Les critiques soulignent un abus de pouvoir de la part des forces de l'ordre, qui enquêtent au-delà des frontières de la province. Les lois sur l'obscénité, datant de plus de 20 ans, sont jugées obsolètes et appliquées de manière arbitraire. Des avocats plaident pour une réforme afin de mieux encadrer ces contenus, tout en déplorant le manque de clarté sur les critères d'interdiction.
Cette dérive autoritaire soulève des inquiétudes quant à la liberté d'expression et à l'équilibre des pouvoirs en Chine, alors que des auteurs, dont certains n'ont pas les moyens de payer leurs amendes, risquent de disparaître dans l'oubli. Les autorités n'ont pas commenté ces actions, laissant planer le doute sur l'équité de la justice.