L'Assemblée nationale pourrait bientôt débattre d'un sujet sensible : le changement de genre à l'état civil. Les groupes de gauche, réunis sous le Nouveau Front Populaire, préparent une proposition de loi visant à simplifier ces démarches administratives, qui ont été suspendues suite à la dissolution précipitée de l'Assemblée.
La proposition s'inscrit dans le cadre d'une lutte continue, soutenue par diverses associations, pour déjudiciariser le processus de changement de genre, jugé long et complexe. Les personnes transgenres sont actuellement tenues de prouver leur identité devant un tribunal, une exigence que l'association Toutes des Femmes juge "stressante" et discriminatoire. En signe de protestation, cette association a pris l'initiative d'envoyer de fausses convocations à des députés, y compris Gabriel Attal, pour illustrer l'absurdité de la situation.
Maud Royer, présidente de l'association, a souligné la montée des attaques contre les personnes trans et a précisé que la procédure actuelle ne fait qu'aggraver les discriminations. Dans le but de sensibiliser, une campagne intitulée "Juge pas mon genre" a recueilli près de 40 000 signatures, témoignant du soutien massif en faveur de cette réforme.
Avec des figures politiques engagées comme Andy Kerbrat et Danièle Obono, l'Assemblée pourrait s'apprêter à marquer une étape significative dans la reconnaissance des droits des personnes trans en France. Alors que le débat promet d'être intense, la société semble prête pour un changement tant attendu.