Dans son 1er rapport, Loïc Chave, responsable de l’Observatoire des vulnérabilités queers de la fondation Le Refuge, met en lumière la précarité croissante qui touche la communauté LGBTI+, qui se manifeste à travers des besoins vitaux non satisfaits, notamment en matière d'hébergement.
En 2023, le Refuge a reçu 1 721 demandes d'hébergement pour seulement 204 places, révélant un déficit d'accueil de 843%. Cette situation alarme car les jeunes queers sont particulièrement touchés : 71% des cas de difficultés d’hébergement résultent de ruptures familiales. Les violences intrafamiliales — psychologiques, physiques ou sexuelles — exacerbent l'errance, avec 60% des personnes trans signalant des abus.
Les causes de cette précarité sont multiples, allant des discriminations à l'embauche et au logement à l'exclusion familiale après un coming-out. Les statistiques indiquent qu’une personne queer sur cinq a déjà été sans domicile en France, alors que les structures d'accueil restent sous-financées.
Cela souligne une crise sociale urgente nécessitant une action du gouvernement pour garantir des droits fondamentaux et des soins adéquats dans un contexte où près d’un Français sur cinq s’oppose au soutien de ces structures d’accueil.
Les recommandations du Refuge incluent un financement accru et une meilleure formation des professionnels sur les enjeux LGBTI+.