Le 40ème anniversaire de l'association Aides s'accompagne de révélations alarmantes issues d'une enquête menée par l'IFOP sur la perception du VIH/sida par les Français. Camille Spire, présidente d’AIDES, exprime sa colère face à des résultats indiquant que 40% des sondés estiment que le risque de contamination par le VIH est faible, une hausse significative par rapport à 1988. De plus, moins de la moitié des participants savent faire la distinction entre une personne séropositive et un malade du sida.
Les données soulignent des préjugés persistants : 14% des Français sont mal à l'aise avec l'idée de côtoyer une personne séropositive, et 11% soutiennent même leur isolement. Spire évoque également la nécessité d'une sensibilisation accrue, en soulignant que malgré des avancées thérapeutiques permettant aux personnes séropositives de mener une vie normale, les discriminations perdurent dans la société et parmi les professionnels de santé.
Aides appelle à une mobilisation politique et médiatique pour lutter contre l'invisibilité du VIH/Sida, tout en affirmant que les mentalités doivent évoluer pour éviter la stigmatisation des populations cibles de l'épidémie, comme les usagers de drogues et les personnes LGBTQ+. Les campagnes de sensibilisation d'Aides continuent d'aller dans ce sens, en mettant l'accent sur l'optimisme et l'engagement militant face à une épidémie toujours active.