Nawaat, le média indépendant tunisien retranscrit la pression exercée par le « régime du président de la République, Kais Saied,de ses supporters et de ses suppôts médiatiques » sur les associations LGBT+. Après la manifestation du 13 septembre qui exprimait la colère face aux dérives autoritaires, certains activistes queer qui y participaient sont sous le coup de poursuites judiciaires sans explication particulière. Mais il semblerait que ces tensions sont le jeu d’un président qui joue sur « l’aversion persistante d’une grande frange de la société envers les minorités sexuelles », point électoral non négligeable pour Kais Saied qui est candidat à sa propre succession.
Rappelons comme le précise le média Nawaat que : « l’homophobie est ancrée en Tunisie et portée par les pouvoirs successifs. L’article 230 du Code pénal tunisien criminalise à ce jour l’homosexualité. Les personnes homosexuelles encourent des peines allant jusqu’à trois années d’emprisonnement. Des tests anaux sont pratiqués sur des personnes accusées d’avoir des rapports homosexuels. Ces tests, censés prouver leur homosexualité, portent atteinte à leur intégrité physique et morale. Or ils sont toujours pratiqués ».