Alors que les droits de la communauté LGBTQ+ sont plus que jamais menacés à travers le monde, le nouveau gouvernement semble suivre la tendance globale. Méfiance.
Dimanche dernier, après une attente interminable, Michel Barnier le nouveau Premier ministre choisi - au détriment du vote pour les élections législatives anticipées de juin 2024 suite à la dissolution de l’Assemblée Nationale par Emmanuel Macron - a présenté son nouveau gouvernement. Et le moins qu’on puisse dire c’est que la communauté LGBTQ+ peut s’inquiéter à raison.
En effet, parmi les ministres choisis, certains se sont exprimés contre nos droits ces dernières années. Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a voté contre l’interdiction des thérapies de conversion.
Laurence Garnier, à la consommation, parmi plusieurs positions réactionnaires, s’est illustrée contre le Mariage pour tous, idem pour Patrick Hetzel à l’enseignement supérieur et la liste est longue.
Qui contre l’IVG, qui contre les droits des trans, qui contre la PMA pour tous et toutes, qui contre le communautarisme gay, qui affiché aux côtés des anti-trans que sont Dora Moutot et Marguerite Stern !
Cette inquiétude, face à un gouvernement qui exprime clairement sa ligne politique digne de la droite dure, n’est pas resté sans réponse et l’association SOS Homophobie, via ses réseaux sociaux, s’est fendu, d’un long communiqué exprimant ses vives inquiétudes :“après la dissolution de l’Assemblée nationale et de longs mois d’attente, un gouvernement a enfin été nommé par le Premier ministre nouvellement en poste : or, ce gouvernement, dont un très grand nombre de ministres ont combattu l’égalité des droits, jusque dans une passé récent, constitue un affront démocratique et humain à la lutte pour l’égalité. SOS homophobie demande au Premier ministre d’apporter les clarifications nécessaires sur la position relative du gouvernement relative à l’égalité des droits des personnes LGBTI, et de présenter des mesures concrètes dans le cadre de la présentation de sa politique générale.”
Une inquiétude partagée par l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, qu’on a connu plutôt très réservé sur les droits LGBTQI, qui a fait part de ses préoccupations et réclamé au nouveau gouvernement des garanties sur la PMA, le droit à l'IVG, les droits LGBTQ+.
(Source : photo Wikipédia)