Articles / interviews

DJ : Mïca Meltœ

Qui est Mïca Meltœ ?

Mïca Meltœ c’est l’alter-ego musical de Maïc Baxane, artiste visuelle. Je viens de l’image, je suis dessinatrice et graphiste, j’ai 40 ans. C’est par hasard que j’ai eu la chance de passer quelques tracks à la Mutinerie quand ce lieu queer a ouvert à Paris il y a 10 ans. Mon apprentissage s’est fait à partir de là, un kiff au départ et rapidement l’envie de proposer quelque chose de plus pro que d’enchaîner des MP3 sur VLC. Un contrôleur, un logiciel, et c’était parti, par plaisir de découvrir et apprendre dans un domaine qui m’était plutôt peu familier. C’est via la pratique du DJing que j’ai découvert des scènes musicales, j’ai tâtonné sans aucun a priori musical dans youtube, bandCamp, Soundcloud, et découvert des courants et des artistes par le biais de ma construction de sets éclectiques. Je suis plus entrée dans le clubbing par le biais du DJing que l’inverse ! Même si bien sûr, la scène queer dont je viens est intimement liée à la nuit, au clubbing, à une certaine idée de libération sur et par le dancefloor.

Parle-nous de ce qui te fait vibrer derrière les platines...

Je vais vers des sons qui me donnent des envies d’obscénité, ou bien de sauter dans tous les sens, qui sont tantôt très chauds, parfois plus sombres ou oniriques, des percussions, beaucoup de tracks avec des voix, qu’ils s’agissant de chant, de hip hop ou de samples. Je crois qu’il s’agit de sons qui font kiffer à toute heure du jour ou de la nuit, avec ou sans prod :) Parfois des courants musicaux pas forcément encore beaucoup diffusés en club en France même si tout bouge très vite, le neoperreo, le bailefunk et la scène queer brésilienne, mais aussi des tracks issues des fusions des genres à l’ère internet, des esthétiques musicales parfois éphémères ou qui tendent à s’ancrer dans le temps, des sons post club ou expe très percussifs, de la witchhouse, de la phonk, de l’hyperpop bien sûr, ou de l’electro mêlée à des sons traditionnels créés par des DJ que je suis heureuxse de pouvoir diffuser. Être derrière les platines c’est par ailleurs ma manière préférée de clubber !

 Qu’est ce qui te booste actuellement comme sons, tracks et pourquoi ? 

Depuis un moment maintenant, je kiffe le neoperreo, issu du reggaeton, intégrant d’autres éléments parfois plus dark, indus, des mélanges post-internet, c’est une scène avec une très forte présence de meufs, une esthétique aussi sexuelle que le reggaeton, mais beaucoup plus queer.

Quelle est ton actualité en ce moment ? 

Cette année j’ai pu combiner mon activité artistique plastique et ma casquette de DJ, à travers des évènements qui intègrent ces deux pratiques dans leur programmation. Il devrait y avoir d’autres occasions prochainement ! Je poursuis par ailleurs le duo poéticomusical {MOITE}, avec lae poétesse queer Alex.ia Tamecylia, un projet hybride qui mêle poésie gouine, sexy et vener, et tracks humides et percussives. 

On te retrouve où prochainement ?

Des dates régulières à la Mutinerie, toujours. Mais aussi, en projet, des collab DJ set / expos, où je serai là autant pour présenter mon travail plastique que pour vous faire chagasser le dancefloor. Des dates à confirmer en juin à Genève et en juillet à Marseille. Et enfin à la rentrée, je participerai à la Kidnapp de la DJ Morello, puis nous serons présentxs avec {MOITE} pour une performance au festival Desmadre en région parisienne (date précise encore inconnue). 

Soundcloud et Instagram

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