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Dérapage : Ségolène Royal

Geypner

Il y a des propos qui même s’ils paraissent anodins au premier abord n’en restent pas moins foncièrement homophobes.

L’ancienne ministre Ségolène Royal aurait dû mieux s’informer et/ou tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de prendre la parole lors d’un débat, le 19 mars sur BFM TV. Alors qu’elle commentait la future proposition de loi des sénateurs Républicains qui veulent interdir la transition des mineurs trans, elle a déclaré que l’« augmentation des cas » des jeunes français désireux de changer de genre serait en partie due au « glyphosate et perturbateurs endocriniens (qui) bouleversent le cycle hormonal ». La presse s’en est emparée, à commencer par les supports LGBT qui l’ont mise à l’amende. Il semblerait que Madame Royal confonde ses combats. Entre mélange et raccourcis plus que maladroits à la cellule CheckNews de Libération elle a précisé certains points pour étayer son propos et renvoie vers Emmanuelle Amar, l’épidémiologiste à la tête du Registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera) qui suit le dossier. Celle-ci précise à CheckNews : « Le terme « transgenre » désigne des personnes dont l’identité ou l’expression de genre diffère du sexe qui leur a été assigné à la naissance. Ce n’est évidemment pas une malformation. Par conséquent, nous n’avons jamais abordé et encore moins étudié ce sujet. C’est une question qui intéresse les sociologues, pas les médecins ». A vouloir trouver des causes à des effets un peu partout, on se méprend et on fait du tort à ceux qui essaie d’expliquer leur mal-être.

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