+48% pour les cas de gonorrhée (chaude pisse) avec 70 881 cas, +34% pour les cas de syphilis avec 35 391 cas, +16% pour les cas de chlamydia avec 216.508 cas, selon le rapport annuel du Centre européen de contrôle de maladies qui couvre les 27 pays de l’Union européenne. Et le réel problème est que ces chiffres sont forcément sous-évalués puisqu’il ne s’agit que des cas dépistés, sachant que la plupart des IST ne provoquent pas de symptômes visibles et que l’on peut donc vivre plusieurs années avec une IST sans même le savoir.
La faute, principalement, à un manque d’éducation sexuelle à l’école et tout au long de la vie (dire par exemple que l’on peut attraper une IST juste avec des caresses ou des baisers et pas seulement par la pénétration et la fellation), la faute à la stigmatisation stupide associée aux IST aussi, et à l’insuffisance de campagnes rappelant la nécessité de dépistages réguliers, même en l’absence de symptômes, dans tous les publics, hétéros et LGBTQ+.