Lors d’une interview à Media97+, le sujet de l’homosexualité est abordé. Et comme on peut s’y attendre, l’ancien humoriste a excellé dans ses propos. Après avoir expliqué que l’homosexualité au Cameroun n’était pas une affaire publique puisqu’interdite, il a glissé sur Gabriel Attal en fustigeant le fait qu’il puisse être à un tel poste et ouvertement gay. « Je ne pense pas que ce soit possible de confier les responsabilités d'un pays, d'un gouvernement à une personne faisant partie de la communauté homosexuelle », a-t-il exposé. Pour lui, c’est une faute d’afficher aux yeux de tous cette « sensibilité » : « il n'aurait pas dit officiellement qu'il est homosexuel, il n'aurait pas pris cet argument-là comme étant le marqueur d'une démocratie qui fonctionne... Je pense que c'est le marqueur d'une démocratie qui défaille qu'un premier ministre vienne dire « je suis homosexuel.» C'est une erreur ! ». Et de poursuivre en argumentant sur le fait qu’« il est préférable d'avoir quelqu'un d'autre à la place. Il fait ce qu'il veut chez lui mais je ne veux pas être au courant. Je ne veux pas qu'il m'explique qu'il a un mari... ça ne m'intéresse pas ! Je préfère que ce soit une personne qui a une femme, qui a des enfants et qui est confronté aux mêmes problèmes que moi ». Donc ce qui coince, c’est le fait de ne pas pouvoir vous projeter dans ceux qui vous gouvernent. Au contraire, vous devriez en qualité de personnage issu de minorité vous réjouir de l’éclectisme du gouvernement quelle que puisse être sa tendance politique ; il doit être le reflet de la population française et ne vous en déplaise, les LGBT en sont partie prenante. Et plus de personnes issues de la classe politique, des responsables d’entreprises, des dirigeants seront out, plus cela permettra à d’autres de s’assumer sans craintes, car c’est ça la France, un pays qui accepte tout le monde.