OVNI de la scène drag française, Icee Drag On dénote. Drag queen, personnage queer, rock et glamour, elle sort un EP très influencé par des sonorités années 80, une période qu’i.el a très peu connue mais qu’i.el modernise.
D’où vient ton nom de scène ?
Je l’ai choisi car je cherchais un nom en rapport avec les éléments, comme l’eau, la glace. J’ai aussi cherché sur internet si Icee voulait dire quelque chose, parce que je trouvais que ice était trop commun. Et en fait, c’est le nom d’une boisson granitée aux Etats-Unis, quelque chose de givré et coloré qu’on retrouve dans la série Glee. Cet univers girly m’inspirait bien au départ. Et Drag On (en 2 mots), c’est pour signifier que je suis dans le mouvement du drag, mais en français, ça devient « dragon ». Donc littéralement, ça peut aussi se traduire par « dragon des glaces ».
Au départ, la source de mon personnage, Icee Drag On, est apparu grâce à la Boule Rouge, qui est une comédie musicale dans laquelle j’interprétais un travesti. A la suite de ce spectacle, je me suis vraiment lancé(e) dans le drag à fond.
Quelles ont été tes inspirations pour cet EP ?
Il est très années 80, à part Babitch, qui sera quand même sur l’EP, mais qui est plus influencé par la pop internationale, à la Dua Lipa. The End, Dance et Fear in the Night sont vraiment inspirées des années 80, synth wave, un peu comme le fait The Midnight. Je m’inspire beaucoup de ce groupe, j’aime beaucoup ce qu’il fait.
Quant à l’aspect visuel, j’ai fait évoluer mon drag. D’ailleurs, le but n’est pas forcément d’être drag, mais plutôt de me créer un personnage un peu à la David Bowie, un peu queer, androgyne, voire non-binaire. Je préfère le terme d’entité. Et dans l’apparence, c’est rock, avec du cuir, des franges.
Que penses tu de la scène drag et queer actuelle ?
Je trouve que la scène drag est de plus en plus grande. Il y a de plus en plus de lieux où on peut s’exprimer en France. Drag Race France a certainement bien aidé à y contribuer. Le public semble de plus en plus en demande de drag show, ce qui est très positif pour notre communauté.
J’en ai moi-même organisées par le passé, comme la Drag On à la Foisonnante (Paris) et à The Labo, La Drag Off à Acqua e Farina et la Drag Night au Pavillon du lac des Buttes-Chaumont. Je pense actuellement à trouver un nouveau lieu, afin de créer une nouvelle soirée. C’est un très bon moyen de rencontrer des gens et de beaux artistes. J’ai d’excellents souvenirs des soirées passées.
C’est vrai qu’il y a beaucoup de nouvelles soirées, mais parfois je pense qu’il n’y a pas assez d’entraide et de soutien. Au sein de la communauté, je pense que nous devrions être beaucoup plus solidaires et permettre que toutes ces scènes et nouvelles scènes perdurent.
Où peut-on te croiser ?
Régulièrement au restaurant le Volare et à l’Alcazar. En janvier, j’ai aussi fait la première partie de Miss Keta au Badaboum (scène à Paris). Je vais également me produire en Belgique et au Luxembourg. Je serai aussi présent à l’European Snow Pride à Tignes en mars 2024. Et comme en 2023, je compte participer aux scènes des diverses Pride en France.
Chaîne Youtube : @iceedragon681
Facebook : Icee Drag On Officiel (Sébastien Brumaud)
Instagram : @icee_drag_on_
EP disponible sur Deezer, Apple Music, Spotify
Fiche d’identité :
- Sébastien Brumaud
- 36 ans
- Originaire de Saintes (Charente Maritime)
- - Métier/passion : drag/chanteur/comédien/danseur/auteur/compositeur
- entertainer depuis 14 ans;
- Formation originelle de coiffeur;
- Ecole de comédie musicale (2010-2012);
- Finaliste de l’émission la France a un incroyable talent (2021 - golden buzzer de Marianne James);
- Participation à Perfect Queens (émission documentaire sur NRJ 12);
- Directrice (sur scène) de la revue du Paradis Latin, mise en scène de Kamel Ouali (2020-2023).