L’actualité politique est dense avec, par exemple, le Sénat qui vient de voter une loi sur l’interdiction de l’écriture inclusive dans les services publics, l’enseignement, etc. Une majorité de sénateurs.trices très à droite ont donc décidé de ne pas reconnaître la diversité de genre et les différentes orientations sexuelles. C’est une gifle ! Ils, elles et iel.le.s ont pris une décision factuellement homophobe. Une mesure de toutes façons inefficace puisqu’on n’empêche pas la société de changer, et la langue avec elle.
Les mêmes, la semaine suivante, ont voté la fin de l’Aide Médicale d’État. Une mesure purement raciste et xénophobe puisque ce dispositif vient en aide à beaucoup d’étrangers qui ne pourront donc plus en bénéficier. Il ne reste plus qu’à attendre l’évolution du nombre de cas de sida (entre autres) et laisser les hôpitaux (donc le contribuable) payer l’addition qui risque d’être plus élevée que le coût de l’AME elle-même, puisque les malades y arriveront à des stades beaucoup plus avancés dans leur maladie. Cela ruinera évidemment toutes les politiques publiques en matière de prévention. Sachant qu’un tel dispositif n’a jamais été un appel d’air en matière d’immigration. Sinon, pourquoi les migrants d’Amérique du Sud cherchent-ils aussi massivement à rejoindre les Etats-Unis où ils ne peuvent pas bénéficier du système de santé ? Cherchez l’erreur… Espérons que l’Assemblée nationale saura être plus sage.
Mais ces sénateurs.trices sont nostalgiques de la France de grand-papa. Il y a peu de temps, quelques sénatrices, de gauche cette fois, avait pondu un rapport très partisan et truqué pour inviter à une réflexion sur l’interdiction de la pornographie. Le Sénat semble vivre dans un monde parallèle, loin de tout principe de réalité. Et bien souvent, nos représentants ne calculent pas les conséquences des lois qu’ils défendent et leurs effets collatéraux. Interdire, interdire, interdire, on se croirait presque sous un régime d’extrême-droite…
Allez, assez parlé de pitreries ! Parce que j’ai de très bonnes nouvelles à vous annoncer pour Strobo : le site web Strobomag.com vient d’engager sa transition pour devenir un vrai média éditorial et communautaire au vrai sens du terme, avec des infos nationales bien sûr, mais aussi et surtout avec un accent mis sur les infos régionales. Les premiers changements seront visibles dans les prochains jours. Mais pour y accéder, il faudra désormais s’identifier. Cela vous permettra d’accéder à tous les contenus du site et vous abonner à nos prochaines newsletters, notamment celle qui partira automatiquement chaque jeudi soir pour vous annoncer toutes les soirées du week-end dans votre région ou votre destination de voyage, en fonction de vos préférences de sorties. Avec plus de 130 000 évènements référencés cette année, nous avons déjà de quoi vous donner envie de sortir, faire des rencontres et vous amuser.
Et puis il y aura aussi des bouleversements sur le magazine, dont le coût d’impression est devenu irréel et dont certains annonceurs, fortement impactés par la crise, lèvent le pied sur leurs dépenses publicitaires. Nous envisageons désormais d’éditer moins de « vrais » magazines et les assortir d’éditions mensuelles bien plus légères avec des articles renvoyant vers le site web. Nous avons encore quelques arbitrages à réaliser, et nous vous tiendrons informés dès notre prochain numéro.
Strobo aborde donc sa transition pour les années à venir. Ce sera avec vous, chèr.e.s lecteurs et lectrices, et avec les associations et les entreprises LGBTQ+ locales. Et cette nouvelle phase est passionnante !
Franck Desbordes, directeur de la publication