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Les 10 ans de The Labo

Strobo

Strobo ne pouvait pas passer à côté de l’anniversaire du bar The Labo. Cette institution a remis en dix ans un vent de folie dans le quartier des Halles à Paris.

Nous sommes revenus avec Olivier Robert, le boss de l’établissement, sur toutes ces belles années et les projets à venir.

Bonjour Olivier, tu viens de fêter les 10 ans de The Labo. Peux-tu revenir pour nous pour l’idée départ et le concept du bar The Labo ?

Et oui déjà 10 ans… L’idée de départ était de faire un bar qui changeait de celui que nous avions quitté qui s’appelait Eagle à 2 pas de celui-ci d’ailleurs. Nous voulions retravailler de jour et surtout accueillir nos clients sur une terrasse pour exprimer dans ce quartier à l’époque populaire, notre différence… C’était un pari un peu osé car tous les bars n’avaient pas de terrasse et étaient plutôt des établissements de nuit. 10 ans après, pari gagné, notre terrasse est blindée mais je n’avais pas trop pensé que nous allions aussi travailler la nuit, et agrandir avec un petit club en sous-sol et des animations à faire pâlir les grands cabarets.

10 ans de fêtes. Quel regard portes tu sur cette décade ?

Nous essayons toujours d’apporter du bonheur aux clients. Quand je prends un établissement et j’en suis à mon 11ème, je me mets toujours dans le personnage du client avant mon propre intérêt… Je veux que le client soit bien, ait des consommations soignées, je veux qu’il soit accueilli comme je voudrais l’être. Ce n’est pas toujours facile, mais c’est ma devise et le slogan de notre groupe c’est : Taste The Difference.

Nous avons subi la Covid, je me suis battu pour mes établissements mais aussi pour tous les établissements LGBT de France en tant que Président du SNEG & CO et je peux t’assurer que cela n’a pas été de tout repos… Mais nous avons su rebondir et peu d’établissements ont fermé… Nous avons réduit nos marges mais je veux que la qualité soit toujours là et je me suis défendu d’augmenter trop les prix car je ne trouvais pas normal que ça soit les clients qui paient les pots cassés de cette pandémie. Notre pinte de 50 cl est toujours à 4€. A Paris ça reste du domaine de l’exceptionnel quand je vois ce qui se passe dans les autres arrondissements… Mais ce qui est drôle c’est que mes collègues du quartier se sont mis au même prix et ils en sont très contents car ça crée un dynamisme de quartier.

Le Marais se désertifie quand les Halles s’amplifient.

The Labo est une sorte de tremplin pour nombre d’artistes avant tout drag qui ensuite voient leur carrière s’envoler. Comment s’est construit cette facette de The Labo ?

Quand j’avais 18 ans, je travaillais dans un club à Megève, et j’étais déjà fasciné par ce milieu du spectacle et du transformisme… Je trouvais que ça apportait une joie de vivre aux clients à la condition que cela soit bien fait, car on peut vite tomber dans le vulgaire et ça je refuse… Donc à chaque établissement que j’ai pris, en direction, ou en tant que patron j’ai fait des spectacles, et beaucoup d’artistes ont commencé avec moi. Lola du Quetzal pourra te le confirmer… Mon idée est toujours de montrer de la nouveauté par les lieux mais aussi par les artistes, et c’est ainsi que nous cherchons à nous renouveler sans cesse dans nos animations… Ce que je trouve malheureusement dommage, c’est que tous les établissements font maintenant la même chose, à croire que les exploitants n'ont pas d’idées ! Même dans les endroits dits hétéros, nous avons la drag de sortie ! Je te promets que notre prochain concept sera une autre idée. Dans les autres pays, il n’y a pas cette concentration comme à Paris de tous ses bars, et par conséquent un show par ci par là c’est agréable mais à Paris tu ne peux pas faire un bar sans un show drag que tu as déjà vu la veille dans un autre endroit. ça c’est mon petit coup de gueule mais je le trouve important car on se plaint que nos clients partent à  Berlin, Barcelone, Maspalomas, mais il faudrait peut-être qu’on se remette tous en question et proposer un panel plus large à nos clients et des prix plus attractifs…

On est reparti pour 10 ans de plus. Quelles sont les nouveautés que tu prévois pour The Labo et éventuellement les projets que tu développes hors de The Labo ?

Ma tête fusionne à 100 à l’heure. J’avais un projet de discothèque mais malheureusement l’affaire m’est passée sous le nez et j’ai été déçu mais je me dis que ça ne devait pas se faire. Donc je suis à la recherche d’un lieu pour proposer autre chose à nos clients mais je ne t’en dirai pas plus. CQFD du discours précédent.

Sinon, depuis novembre un nouveau concept de show, avec les Lundis de Choubi est proposé à The Labo. Un mélange de drag, de chanteurs, de musiciens, d’acrobates, et bien je te le donne dans le mille, tu vois fleurir partout ce genre de spectacle maintenant…

Depuis longtemps je voudrais exporter les talents de nos artistes en France voir à l’étranger et j’entreprends une visite de lieux, de salles de spectacle, pour pouvoir emmener nos artistes en tournée. Nous avons déjà visité un théâtre parisien et je peux t’annoncer en scoop un spectacle de 2 heures dans un théâtre à la rentrée. Mais ça c’est chut !

A cela tu ajoutes un deuxième métier de consultant en hôtellerie qui me prend beaucoup de temps et de déplacements dans le monde, la Présidence du SNEG & CO, un regard discret mais assuré sur l’affaire de mon mec en Thaïlande qui nous permet aussi de partir en Asie pour travailler, un peu de sport, quelques sorties avec mes amis proches et je peux t’assurer que mes journées sont bien remplies…

Merci à Strobo pour toujours nous suivre dans nos aventures.


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