Il faut bien être honnête, c’est la survenue d’un petit bouton ou d’un autre symptôme visible après un rapport sexuel qui nous fait sauter dans un taxi direction le Cegidd le plus proche ! Et pourtant ! Il faut rappeler ici quelques principes de base : on peut très bien être porteur d’une IST sans avoir aucun symptôme visible. Ainsi, il n’est pas rare de constater dans les couples gay l’un des deux partenaires n’avoir aucun symptôme, alors que l’autre partenaire en a. il y a plusieurs raisons possibles pour expliquer cela. D’abord, le corps de chacun est différent, ainsi que les capacités immunitaires. Le corps peut aussi très bien avoir déjà rencontré le virus ou le microbe avant et savoir comment le combattre. Mais l’agent pathogène peut aussi entrer en période de latence, une sorte de sommeil et il ressortira plus tard. Il faut aussi se méfier des IST qui ne produisent subitement plus de symptômes visibles, ça ne veut pas dire que le corps a pris le dessus sur la maladie. La syphilis en est le meilleur exemple, en continuant à faire de nombreux dégâts dans le corps pendant de nombreuses années… C’est la raison pour laquelle il faut se faire dépister très régulièrement : tous les 3 mois c’est bien.