Qui est Fred Djaaleb ?
Je suis originaire de Lyon mais je suis monté très jeune sur Paris (18 ans). Je suis un jeune Daddy maintenant !
Mon parcours dans la musique et dans la nuit a débuté quand j’avais 14/15 ans. A l’époque je sortais avec mes grands frères en club et dans les vogues locales Lyonnaises. Donc la musique m’a toujours touché, depuis très jeune. J’ai écouté pendant de longues années les mix-clubs sur les radios locales et nationales de l’époque.
Après, dès que je suis arrivé sur Paris, je suis sorti immédiatement dans les clubs gays : Le Boy, La Luna et les Raves Party’s qui commençaient à voir le jour. J’ai fait beaucoup de rencontres musicales à ce moment-là et comme je travaillais en parallèle le week-end dans un magasin qui avait la licence «Boy Of London, j’ai pu rencontrer tous les gens de la nuit. En même temps j’ai commencé à organiser mes premières Raves avec Happy Land. Dans ce collectif, nous avons organisé la première Rave officielle sous la grande Arche de la Défense en 1992, un événement qui a fait date ! Et puis je suis rentré comme animateur radio sur FG ou je faisais une émission sur la house et la techno mais aussi une émission de petites annonces gay.
Mes débuts aux platines sont récents, j’ai vraiment commencé il y a à peine 8 ans… C’est DJ Freddy (Scream Paris), un ami de longue date, qui m’a proposé de faire le warm up de ses soirées. Après, ça s’est enchainé rapidement, la date marquante a été pour les 50 ans de Valery B à la Concrète, et après ma 1ère au Duplex, Rafa Nunes m’avait invité à partager les platines avec lui… Greg, le patron de La Mine (établissement fermé aujourd’hui), m’a aussi proposé très tôt de jouer dans son bar. Full Mano avec qui j’ai une relation de travail de longue date m’a proposé aussi de jouer pour les évènements de P-Arty, puis Rémy Baiget m’a proposé la résidence de la Mustang dès le début, et c’est là aussi que j’ai beaucoup appris.
J’ai aussi régulièrement joué au Rosa Bonheur des Buttes Chaumont le dimanche principalement en back to back avec Patrick Thévenin. Et puis aussi quelques dates pour VendrediX, notamment pour l’avant-première du film Les Crevette pailletées, de Cédric Le Gallo et Maxime Govare.
Parle nous de ce qui te fait vibrer derrière les platines ?
Actuellement, ce que j’aime le plus, ce n’est pas être le DJ qui fait danser les gens à tout prix, - je laisse cela aux professionnels. Moi ce que j’aime, c’est de poser une atmosphère. C’est pour cela que je préfère jouer du début à la fin. Comme je joue principalement dans les bars, les gens viennent généralement pour se parler et prendre un verre : le DJ n’est pas la priorité. Mais savoir que certaines personnes sont étonnées de ce que tu passes ou voir que cela les fait bouger, ça me fait plus que plaisir !
Mes résidences au Quetzal, au Duplex et surtout à la Mustang (à La Folie) m’ont permis de me perfectionner ; c’est mon côté digger : je veux proposer toujours plus de musique au public.
Mais je sais aussi m’adapter lorsque je fais les vernissages d’artistes, principalement pour P-Arty : là, tu rentres dans un cadre bien précis. C’est toujours un challenge pour moi et c’est cela que j’aime. Après, quand tu joues pour les associations fetish FreedMen ou Mec En Caoutchouc, il faut savoir être plus pointu car tu sais que les gens viennent se lâcher dans un environnement bien précis. Ma dernière date fetish pour l’association Freedmen, aux Caves Saint Sabin, a été 100 % Techno car le thème y était favorable et j’ai voulu y refléter une atmosphère très berlinoise.
Mais j’ai aussi beaucoup aimé jouer pour le Centre National du Costume de Scènes à Moulins (Allier) : c’était très différent, un apéro-guinguette à l’occasion des 400 ans de Molière. Et je mixe aussi pour des soirées privées dans des lieux magiques parisiens !
Qu’est-ce qui te booste actuellement comme tracks ?
En ce moment je suis vraiment porté sur la house (old school /nu school), le disco, la techno. Je découvre beaucoup de jeunes talents, des gens du monde entier. Surtout ce que j’aime, c’est de pouvoir parler avec eux, donc je n’hésite pas à contacter un Dj en Australie ou un Dj de Serbie ou d’Amérique du Sud ! Si j’aime leurs tracks, je leurs fais savoir que leurs morceaux sont joués à Paris. Ce qui m’ étonne depuis toujours avec la musique électronique, c’est le fait que l’on puisse nouer des contacts très facilement avec des gens du monde entier. Mais je parle aussi avec beaucoup de jeunes talents français… Et la production musicale est tellement vaste que tu découvres des artistes tous les jours. Pour ce qui est de mes influences, ayant été derrière pas mal de grands Dj’s (Jeff Mills/Carl Cox/Richie Hawtin ou Laurent Garnier), les voir jouer m’a permis d’apprendre énormément. L’influence vient probablement de là. Dernièrement, c’est Nizar de Flash Cocotte qui m’a impressionné au club "A l’œil", et aussi Ricardo Osoloco qui, derrière les platines de la Mustang, fut mémorable !
Quelle est ton actualité en ce moment ?
En ce moment c’est un focus sur mes résidences. Pour me croiser, c’est dans le Marais quand je fais la tournée des bars, Quetzal, Duplex, Cox.
On te retrouve où prochainement ?
En mars, c’est le grand chelem des bars du marais au Cox le 04 mars, au Duplex le 25 mars, au Quetzal le 31 mars ; puis une nouvelle date le 11 mars au Zozoo, un bar dans le 13ème. Et bien sûr ma résidence à la Mustang à la Folie le vendredi 17 mars, où nous recevons Justin Cudmore de New York - Boy’s Shorts d’Athènes - et Cocko, un Dj Parisien. Et je fais également mon émission mensuelle sur radio Maximum : je recevrai le 25 mars DJ Pure, un Dj Hollandais qui a sa résidence pour les soirées Planètes Roses.
Des projets à venir ?
Pour l’avenir, c’est de proposer les soirées Mustang dans d’autres villes françaises, et je ferai mon retour au Glazart le dimanche 23 Avril (After o’ Clock). Il y aura aussi le Bizarre, « festival Queer, communauté curieuse » qui se déroule de 04 au 14 mai à La Folie, et au Pavillon Villette avec une Mustang spéciale qui recevra le groupe Decius en live, et le Dj Leon le samedi 13 mai.