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Actions Traitements réalise une nouvelle interview d’expert en vidéo, sur les papillomavirus humains (HPV)

Actions Traitements

Début mars, le Président de la République a annoncé que la vaccination contre les papillomavirus serait proposée gratuitement dès la rentrée à tou·te·s les élèves de classe de 5e. La France étant très en retard quant à la couverture vaccinale à ce sujet, c’est une mesure très importante que les associations réclamaient de longue date. Cette annonce est arrivée juste avant la journée mondiale de sensibilisation sur les maladies induites par les papillomavirus et Actions Traitements en a profité pour réaliser une vidéo sur le sujet. 

L’association a donné la parole à la Pr Christine Katlama, cheffe du service des maladies infectieuses à l’hôpital Pitié Salpêtrière à Paris. Elle est revenue sur le fait que cette IST concerne plus de 80% de la population sexuellement active, quel que soit le genre des partenaires. Si dans 90% des cas, l’organisme se débarrasse spontanément des HPV, pour le reste les conséquences peuvent être particulièrement graves. Cela va des verrues génitales (100 000 condylomes chaque année), qui provoquent une gêne considérable dans la vie sexuelle, jusqu’aux cancers dont le plus répandu est le cancer du col de l’utérus avec plus de 3 000 cas et 1 000 décès par an. Il faut ajouter à cela les cancers de l’oropharynx (1 700 cas), de l’anus (1 400 cas) et ceux, plus rares, du pénis. 

« QUI VA REFUSER UN VACCIN CONTRE LE CANCER ? »

Ces propos de la Pr Christine Katlama sont un plaidoyer en faveur de la généralisation de la vaccination contre les HPV, car ils réduisent considérablement le risque de développer les cancers mentionnés plus haut. Dans certains pays comme l’Australie, le cancer du col de l’utérus est en voie de « disparition », grâce à une politique de vaccination volontariste.

Elle rappelle également que la vaccination est recommandée et prise en charge (à 65%) jusqu’à l’âge de 26 ans pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (gays, bis, hétéros curieux). Pour les personnes vivant avec le VIH, l’âge maximal recommandé va bientôt être repoussé de 19 à 26 ans. Notez que beaucoup de médecins incitent à se faire vacciner même au-delà de l’âge recommandé, par exemple pour les personnes vivant avec le VIH ou celles qui prennent la PrEP. En revanche, le vaccin est alors souvent à la charge de la personne Actions Traitements a d’ailleurs saisi les autorités de santé pour que les personnes vivant avec le VIH puissent bénéficier gratuitement du vaccin contre les HPV quel que soit leur âge, car elles sont plus à risque de développer certains cancers, dont ceux induits par les HPV. 

En complément de cette interview, (re)découvrez la vidéo pédagogique sur les papillomavirus humains, que l’association a réalisée en 2021 et qui reste toujours d’actualité : trois minutes pour comprendre les modes de transmission, les conséquences possibles, l’intérêt du vaccin et l’importance du suivi (y compris proctologique !).

Ces deux vidéos sont disponibles sur la chaîne YouTube de l’association, où vous pouvez découvrir (liker et partager !) toutes les autres vidéos déjà réalisées. Pour toutes questions sur les papillomavirus humains (HPV), le VIH, la prévention… contactez la ligne d’écoute d’Actions Traitements au 01 43 67 00 00 du lundi au jeudi entre 15H et 18H ou par mail en écrivant à ecoute@actions-traitements.org

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