Articles / billet

Dérapages... contrôlés ?

Geypner

Mais qu’avez-vous dans la caboche ? Est-ce que le bon sens, la bienveillance et le respect font partie des valeurs qui vous animent ?

Commençons par le cas de Madame Caroline Cayeux. Le temps passe, les mots restent. Les déclarations sur le mariage pour tous, il y a de cela 10 ans sont revenus comme un boomerang en pleine tête. « Caprice », « contre nature », pardon ! Propulsée au rang de ministre des collectivités territoriales et un retour sous les projecteurs avec très maladroit : « ces gens-là » à notre attention en guise d’excuse a suffit pour nous remettre au charbon !  Ce n’était pas le mea culpa le plus réussi de ses sorties de pistes. Mais bon, son arrivée au gouvernement n’est pas non plus passée inaperçue. En tous les cas, pas pour nous. Grossière erreur de casting de la part de ses pairs. Honteux ! Les voix, nos voix se sont fait entendre pour la rendre « persona non grata ». Nous n’oublions pas ! Comme si cela allait passer comme une lettre à la poste et que l’on n’allait pardonner ces élans homophobes. Quoiqu’il en soit, c’est la porte qu’il l’attendait. Mais le plus lamentable dans l’histoire, c’est de se faire remercier pour un autre motif. Car en plus d’avoir tenu des propos homophobes, elle cumulerait les casseroles : elle a oublié de déclarer une partie de son patrimoine, c’est ballot. Adieu Madame.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le genre de j’y suis, j’y reste JK Rowling, l’autrice à succès de la saga littéraire Harry Potter ne lâche rien, et nous non plus ! Dans ses délires de persécutions et ses propos transphobes récurrents, elle vient d’annoncer l’ouverture à Edinbourg de Beira’s Place, un centre d’accueil réservé aux femmes victimes de violences sexuelles. Mais quand elle parle de femmes, elle précise « pour les femmes et exclusivement les femmes ». Entendez par là que les personnes trans seront exclues du service. Dans sa croisade transphobe, la dame rempile. Attaques multiples et répétées, les réseaux sociaux et la presse étale la vindicte de la TERF qui sommeille en elle. 

 

 

 

Coté pseudo culture et société qui tire inéluctablement vers le bas, Cyril Hanouna fait des ravages. Toujours dans les starting blocks, faire du buzz et trainer les gens dans la boue, le monsieur excelle. Début décembre, il s’en est pris à La Maryposa, une dragqueen bordelaise de renom qui a animé un spectacle pour enfants. Touche pas à mon poste, qui se galvanise de faire des cartons d’audience en tirant à vue sur tout ce qui bouge dans le simple but de casser à tout va, s’en est pris de manière virulente sur cet event et tout particulièrement à l’artiste. A l’annonce, déjà les insultes avaient déferlé sur les réseaux sociaux par une bande de haters à base de commentaires répugnants : « monstres, malades mentaux, dangereux pour les enfants .». L’émission s’empare de l’affaire et sur le plateau, les chroniqueurs en débattent. On a eu droit à un déballage d’amalgames, de propos discriminants et d’inculture à son plus haut niveau. Mais tout le monde y va de son mot. Attaquée personnellement, La Marieposa fait un droit de réponse bien senti expliquant ce qu’est l’art du Drag. Cela n’empêche que ce genre de mise au pilori ne cesse de se reproduire chez TPMP. La chaîne reste muette, tandis que les LGBTphobes se nourrissent de ces espaces d’expressions et font grimper un sentiment de peur au sein de notre communauté. Aujourd’hui, une pétition circule pour appeler à l’arrêt de l’émission qui est un outil de haine.

 

Comme on a encore quelques lignes pour pointer les bourdes, Isabelle Mergault a été rappeler à l’ordre à la suite d’une ânerie aux relents transphobes. Elle affirme qu’un homme trans ne peut pas être enceint. Ni une, ni deux, elle s’est fait allumer sur le net. Pour contrecarrer le scandale, elle est revenue sur ces dires en expliquant sur son compte twitter : « je fais amende honorable aux vues des preuves que l’on me donne. Les hommes peuvent être enceints et accoucher. Je me suis trompée, ça peut arriver à tout le monde. Je demande pardon à celles et ceux que j’ai pu offenser ». Oh, elle ne savait pas la pauvre...  N’oubliez pas madame (et les autres personnages publics) que chacun de vos dires ont un impact, non pas uniquement médiatique pour redorer vos égos, mais peuvent aussi stigmatiser et insulter toute une communauté.

Respectez-nous si vous souhaitez que l’on vous respecte !

Partager:
PUB
PUB