Articles / billet

Le traitement contre le VIH protège AUSSI les partenaires

Strobo mag

C’est un fait désormais très clairement établi : une personne qui vit avec le VIH, sous traitement, ne peut pas transmettre le virus à ses partenaires. Et ceci pour une raison simple : les traitements actuellement disponibles réduisent le volume de virus circulant dans le sang jusqu’à obtenir une quantité tellement faible que cette charge virale est indétectable.

 

Mieux ! La personne ainsi protégée du virus grâce à son traitement a une qualité de vie identique à celle de la population générale, avec pas ou peu d’effets secondaires liés à la thérapie. Idem pour l’espérance de vie qui est aussi la même que celle des personnes en population générale. De quoi dédramatiser l’annonce de la séropositivité et encourager au dépistage régulier du VIH. Il ne faut plus avoir peur.

 

Mais les bénéfices liés à cette thérapie ne s’arrêtent pas à l’échelle individuelle et trouvent aussi tout leur intérêt à l’échelle collective : si avoir une relation sexuelle sans préservatif avec une personne qui vit avec le VIH et qui prend un traitement, donc indétectable, n’est aujourd’hui plus risqué, il n’en est pas de même avec une personne qui ne se fait pas dépister régulièrement et qui de fait, ne connaît pas son statut sérologique, qu’elle utilise le préservatif ou pas.

Ainsi, à l’échelle collective, les personnes sous traitement font très efficacement barrage à l’épidémie.

 

Pour toutes ces raisons, il est grand temps de cesser les discriminations liées au statut sérologique des personnes qui vivent avec le VIH. D’autant plus que la chose n’est pas nouvelle : le premier rapport scientifique (appelé « l’avis suisse ») réalisé par le Professeur Bernard Hirschel l’avait déjà démontré en 2008. Par la suite, plusieurs études réalisées à très grande échelle l’ont confirmé : Partner1 mais surtout Partner2 : 783 couples d’hommes dont l’un des partenaires vivait avec le VIH avec une charge inférieure à 200 ont eu 75 000 rapports sexuels au total, sans préservatif, avec 0 (zéro) contaminations ! L’étude a été réalisée auprès de différents publics dans 14 pays pendant 12 mois. L’utilisation du traitement comme outil de prévention (qu’on appelle TasP : Traitment as Prevention) prouvait ainsi pleinement son efficacité.

 

Comme le dit l’association Actions-Traitements, spécialisée dans l’accompagnement des personnes vivant avec le VIH ou une hépatite : « la science avance plus vite que les mentalités ». C’est un fait. Mais force est de reconnaître que les « t’es clean ? » sur les applis de rencontres ont tendance à disparaître progressivement. Ce qui est logique puisque fondamentalement, ce ne veut rien dire. Il faudrait donc que désormais, les gays et bis encore majoritairement mal informés, commencent à intégrer, comprendre et admettre qu’avoir une relation sexuelle avec une personne qui vit avec le VIH sous traitement ne représente absolument aucun risque. Bien au contraire !

 

Pour aller plus loin : cliquez ici

 

 

 

 

Partager:
PUB
PUB