Dans une directive parue au mois d’août dernier, le ministère de la Santé du Vietnam a demandé aux médecins et aux soignants de ne pas discriminer les patients LGBT, dont l'orientation sexuelle ou de genre « n'est pas une maladie ». Des médecins adeptes de thérapies de conversion avaient été signalés.
Le Vietnam est considéré comme relativement progressiste sur les questions LGBT par rapport à d’autres pays d’Asie. Mais des clichés persistent sur l'orientation sexuelle ou de genre : enseignants qui apprennent à leurs élèves que l'homosexualité est une « maladie mentale », jeunes emmenés par leurs parents à l'hôpital pour y être « soignés ». Certains voient leurs rendez-vous médicaux annulés ou doivent répondre à des questions discriminantes. Il reste beaucoup de chemin, l’interdiction du mariage homosexuel ayant été officiellement levée en 2015, mais aucune loi en vue, toute comme la légalisation des changements de genre.