Déjà entaché par des soupçons de corruption pour récupérer l’organisation de la coupe du monde de football en novembre 2022, le Qatar se distingue à nouveau par ses faits d’armes anti LGBTQIA+. En effet, le drapeau arc-en-ciel se retrouve au cœur d’une guerre de l’image.
Rappelons d’abord que dans ce petit état du Moyen Orient, les relations sexuelles entre hommes peuvent conduire jusqu’à 7 ans en prison. La loi va encore plus loin : la seule « séduction » en vue de commettre un acte de sodomie est passible de 3 ans d’emprisonnement. De nombreux témoignages rapportent une répression sévère.
Pourtant, les autorités assurent, par la voix du directeur général du comité d’organisation, que « tout le monde est le bienvenue et tout le monde se sentira en sécurité ». Autre promesse faite : l'assurance que les affiches et les symboles faisant la promotion des droits des LGBT seront bien autorisés.
De son côté, la Fifa garantit que chaque événement qu'elle organise est bien inclusif : « Les gens doivent être libres d'arborer tout type de drapeau qu'ils veulent, sans être ciblés ou discriminés, y compris le drapeau arc-en-ciel », a rappelé sa secrétaire générale. On se pose toutefois des questions en apprenant que les autorités qataris ont lancé une grande campagne de saisie des jouets « contraires aux valeurs islamiques » (aux couleurs du drapeau arc-en-ciel) en décembre dernier. On n’a pas osé toucher au casque qu’arborait Lewis Hamilton aux couleurs de la communauté, lors du dernier grand prix F1 dans le pays. La bataille du drapeau ne fait que commencer…