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Edito Strobo #6 janvier/février 2020 : 2020 commence mal...

Franck Desbordes

Oui, le début d’année a très mal commencé, à Paris en tous cas. Les grèves de décembre ont eu un effet désastreux sur l’activité de nos commerces, les réveillons habituellement si festifs n’ont pas toujours connu le succès attendu, et les premiers jours de janvier n’ont pas montré d’embellie, bien au contraire. Dans un autre registre, même le démarrage de la période des soldes a été morose. 

Ainsi donc, plusieurs de nos bars, restaurants, clubs et autres lieux de fête se trouvent actuellement très fragilisés, avec des doutes importants quant à l’évolution sur les jours à venir – à la date de la rédaction de cet édito –.

Côté clients, au regard de l’ambiance générale, beaucoup d’entre nous n’ont pas l’esprit à faire la fête. Comme toujours dans un climat social anxiogène, les gens préfèrent rester chez eux et cocouner en attendant des jours meilleurs.

Mais surtout, ce sont les problèmes de transport qui nous empêchent de nous déplacer librement et facilement et donc de faire la fête. Cela pointe d’ailleurs la fragilité des mégapoles et leur hyper-dépendance aux problématiques de
déplacement. Un point noir qui nous est souvent reproché par les touristes. A quand des métros qui fonctionnent la nuit durant le week-end ? La fête, et donc le tourisme, ne sont possibles que si l’on se donne les moyens pour qu’ils puissent exister, vivre et se développer. Voilà un point que nos femmes et hommes politiques feraient bien d’aborder pour les élections législatives de mars.

Mais la grève, si elle porte un mauvais coup à l’esprit de fête LGBT, n’est pas hélas, la seule mauvaise nouvelle : notre librairie-chérie Les Mots à la bouche se trouve en grosses difficultés du fait de son obligation de déménager fin mars sans avoir, à cette heure, trouvé de nouveaux locaux. Sur le trottoir d’en face, la petite épicerie rue Sainte-Croix de la Bretonnerie va elle aussi fermer ses portes à la fin du mois de janvier pour laisser la place à un magasin de vêtements et de lingerie féminine… Un peu plus loin, le Mic Man, bar gay historique de plus de 30 ans, vient de fermer ses portes début janvier. Quelques mètres plus loin, le Like bar semble aussi avoir fermé.

Dans cette période difficile, et malgré tout dans l’espoir d’un retour rapide à la normale quant à l’arrêt des mouvements de grève, Strobo mag a plus que jamais du sens et a à assurer sa mission première : vous proposer les agendas le plus complets possibles, mettre en avant les propositions de sorties de vos lieux de fêtes, vous inviter à sortir des sentiers battus et bouger ici et là, dans les bars, les boites, les restaus, les théâtres, les spectacles, les expos… et planifier vos rendez-vous pour les prochains mois, à Paris, en régions, en Europe, pour des parties ou des Gay Pride.

Car cette période de grisailles ne durera évidemment pas !

Strobo mag est désormais bien installé et perçu par le public pour ce qu’il est  vraiment : un véritable outil, « l’officiel des sorties LGBTQI+ » comme nous le souhaitions lors de son lancement. Merci pour votre soutien et votre fidélité.

Franck Desbordes, Directeur de la publication

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